REGARDE IL GELE
Regarde, il gèle
Là sous mes yeux
Des stalactites de rêves
Trop vieux
Je sens encore ses perles translucides qui s'écoulent sur mes joues. Je les ressens comme si dans leur sillon, elles avaient brulé ma peau de leur douce fraîcheur. Pourtant, j'ouvre ses yeux qui encore rougissent de cette tempête qui fait rage en mon âme pour contempler la beauté de ma souffrance.
Toutes ces promesses
Qui s'évaporent
Vers d'autres ciels
Vers d'autres ports
J'ai compris trop tard ou bien assez tôt que mes espoirs ne seraient jamais que fantasme erronés. Pourtant j'ai continué de les nourrie docilement, comme mon c½ur me le demandait. Mais ce soir, je sais bien que rien ne peut les sauvés des braises qui dévorent mon c½ur meurtrit.
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange
Ma belle toile en soie qui représentait notre amour, n'était pas plus réel que les rêves qui vivaient en moi. J'ai vu dans ton regard, dans ce rejet de moi, de nous, que j'avais outrepassé mon droit d'aimer un ange, de t'aimer mon ange...
De mille saveurs
Une seule me touche
Lorsque tes lèvres
Effleurent ma bouche
J'ai gouté ce fruit si délicieux qu'était ta tendresse. Quand devant ses fans tu te glissais à mes côté et m'embrassait, c'était aussi léger qu'une brise. Tes lèvres à la saveur si douce, me torturaient sans cesse.
De tous ces vents,
Un seul m'emporte
Lorsque ton ombre
Passe ma porte
J'ai vécu entre les soupirs de tes baiser volé, ceux qui aux regards des autres n'étaient que puérils jeux fraternel, mais qui en moi éveillait tant de délices. Et ces moment unique ou tes bras m'entouraient, tes cheveux qui m'effleuraient, ta peau qui me caressaient, tout ces petits riens qui comme un tourbillon m'emportait dans un monde de songe au parfum tendre d'irréalité.
Alors juste pour continuer de rêver, je t'observais à la dérobé, je te suivais ou que tu allais, chérissant ton ombre, la caressant quand tu étais juste devant moi, inaccessible à mon corps frissonnant
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange
J'ai posé mes mains tremblant sur ton visage .J'ai laissé mon regard suppliant se perdre dans tes yeux devenu soudain hargneux. Alors je quémandais un peu de ta compassion, juste un peu de cette pitié qui m'aurait fait survivre. Mais même cela, tu me la refusé, c'était mal, rien de ce que je faisais n'était bien...J'étais immoral, dans tes yeux j'étais devenu un étranger.
Prends mes soupirs
Donne moi des larmes
A trop mourir
On pose les armes
Pourtant je te voulais encore, je n'y pouvais rien, c'est en moi. Je ne peux pas tuer cette chose qui t'effraie, elle s'est emparée de mon être en son entier. Alors tu t'es muré dans l'indifférence, dans des silences insupportable, et je n'avais plus doit qu'à ces absence de toi, plus rien, même tes larme d'incompréhension m'était interdits.
Respire encore
Mon doux mensonge
Que sous ton souffle
Le temps s'allonge
Ce soir enfin j'ai pu sourire...Après des semaines de rejet, tu m'as accepté auprès de toi. Tu m'as dis que tu me comprenais, et que tout irais mieux. Mon c½ur s'est éveillé alors, j'ai sentit tous ses battements de vie cogner contre ma poitrine. Et j'ai laissé cette chimère grandir dans mon corps, s'abreuver de mon sang, se repaître de mon âme, déchiqueter mon c½ur... Peu importe ce qu'elle faisait, depuis qu'elle couvrait tes mots ...Ceux qui parlaient curieusement de « thérapie », de « soigner ma maladie »...ton infamie....
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange
Rien n'échappe à cette vie rangé qui séduit ces êtres qui t'entourent, pas même la loi du désir et de l'amour...Mais moi je te désir, mon frère, moi je veux être en toi, mon frère, je veux te sentir grandir en moi, mon frère, moi je veux vivre que de toi...mon frère...., moi je t'aime, mon frère...
N'est-il pas de plus belle passion que celle que je t'offre sans limite ? Je laisse pourtant un faux semblant prendre la place. Je l'écoute dire ce que tu veux entendre, je m'entends te rassuré, par des mensonges qui te font sourirent...Je m'entends blasphémer contre mon amour, qui te mets au supplice, toi mon ange...
Seuls sur nos cendres
En équilibre
Mes poumons pleurent
Mon c½ur est libre
Je sens cette nouvelle chaleur qui me couvre...
Tu n'es pas la, la maison est vide, je suis dans ma chambre, que j'ai lentement emplit de toi, tes photos, tes vêtement, ta guitare ; mais aussi de moi, en mon être seul et puis de nous...ces images de nous deux souriant, de toi et de moi, nous heureux....
J'ai pris ce qui s'enflamme le plus vite, je l'ai déverser en même temps que mes larmes de douleur...
Je ne réfléchit pas, je laisse mes mains bouger, je suis juste une poupée..
L'allumette crac et puis je pose mes yeux sur une photo de toi...Les flammes nous embrasent...Mes lèvres s'étirent et je sens mon c½ur s'alléger...Je sens l'air brulant et suffocant envahir mes poumons, que lentement il dévore avec joie....
Ta voix s'efface
De mes pensées
J'apprivoiserai
Ma liberté
Je ne sais plus ou je suis, j'ai juste la notion de cette pénitence fascinante qui s'empare de moi.
Plus rien ne peux me ramener, j'ai juste à me laisser guider loin de ces cris et de ces hurlements qui sonnent comme ta voix.
Ce qui me mange s'attaque a tout, même à la beauté de ton être qui mollement disparaît.
Toutefois une douce sonorité me fait sourire, même à cet instant je t'entends m'appeler. Tu semble hurler mon prénom, jamais tu ne l'as prononcé avec tant de passion...
Le doute m'empoigne, es-tu vraiment là ?
Non, je ne veux pas y croire, je ne veux pas briser ce qui me semble être une utopie.
Alors je vais vers ce qui m'attire si loin et près de toi à la fois.
N'ai pas de regret, je ne te hanterai pas car même à contre c½ur, je veux ton bonheur... Je te rassure mon ange, la ou je vais, je t'offrirai le plus somptueux des présent...
J'emprisonnerais mes rêves et je te laisse à ta tranquillité.
Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange...